"Les gouttes d'encre"

Halte à l'Arnaque Editoriale des Editeurs à Compte d'Auteurs - Qui gagne ? EUX ! Qui perd ? L'AUTEUR ! Le contrat Participatif ? demandez à la S.G.D.L, c'est la même harnaque ! Dans l'un ou l'autre cas, l'auteur ne peut prétendre au statut d'écrivain, ni bénéficier d'aucune prérogative qui s'y attache... Les prix ? Les médias ? Les vitrines des libraires ? - Zéro pointé pour la question ! D'où la caméra cachée humoristique qui suit... Ne vous y trompez pas... C'est très sérieux !

Ici, c'est l'histoire du - GRAND Y EN A QUI !
à ne pas confondre avec le GRAND YAKA

En effet le Grand Yaka est l'omnipotent qui crée et ordonne tout, et le Grand Y En A Qui, c'est autre-chose. Ce sont: soit des Y EN A QUI qui se mettent en groupe parce-qu'ils se sont mis d'accord pour user des mêmes procédés dans le but d'exploiter leurs contemporains, soit d'autres, qui préfèrent faire ça individuellement parce-qu'ils ont "la taille pour ça", soit enfin les derniers, qui ne font pas comme les autres, parce-qu'ils n'en ont ni la taille ni les moyens.
Et puis, il y a tous les autres... Ce sont les " y en a qui pas " Ils ne sont pas comestibles, parce-qu'ils ne font que regarder le match à la télé quand ils rentrent du boulot et qu'ils font la même chose dans leur caravane au bord des plages en vacances. Ils payent leurs impôts, ils font grève régulièrement pour jouer au "GRAND Y EN A Qui" pendant quelques jours. Mais en réalité ils attendent de pouvoir jouer à la pétanque ou pêcher le gardon tous les jours - un jour -

J'arrête là, parce que si je continue je vais m'y perdre !

1* Y en a qui pensent et qui n'en disent rien... Sages ? Certains peut-être, mais si c'est parfois dommage, ils ne dérangent pas les éditeurs !

2* Y en a qui disent et qui ne font rien... Ceux-là ne se mouillent jamais, ils sont trop hauts pour ça. Ils écrivent pour éviter qu'à la télé on leur pose des questions sur ce qu'ils ont dit et qu'ils n'ont pas écrit. Les éditeurs les éditent, sinon ils se font confisquer leur parapluie !

3
* Y en a aussi qui "écrivent" avant qu'on ne les oublient... On ne sait pas avec quoi, ni qui tient le quoi, mais comme ils n'ont pas encore l'âge de la retraite et que les marchands de raquettes ont encore un stock à liquider, l'éditeur se fiche bien de savoir qui achète les bouquins...

4
* Y a les "marronniers" aussi qui écrivent... On les appelle par leurs initiales en général; ils ne voient pas pourquoi ils partageraient le terrain puisqu'ils ont construit leurs paillottes dessus, l'essence est devenue trop chère et nous ne sommes pas en Corse. C'est Institutionnel ça, les éditeurs restent couverts. Normal, les lecteurs sont aussi abonnés à vie qu'un sénateur au Sénat et ceux qui achètent par numéro payent la pub !

5
* Y en a qui écrivent et qu'on ne lit pas... Parfois c'est mieux, mais c'est peut être dommage pour les autres. C'est la majorité silencieuse ça. Si elle vote, elle ne met qu'un bulletin blanc... Ca compte pour du beurre, et ainsi elle ne se mouille pas !

6
* Y a ceux qui écrivent enfin, parce qu'ils ont ça dans les tripes bien que personne ne le sache. Qu'ils écrivent mal ou bien, qu'ils aient quelque-chose à dire de nouveau ou pas, tout le monde s'en fout royalement parce qu'ils ne font pas partie de ceux qui précèdent. Les vrais éditeurs ne veulent pas les connaître et les mauvais sont là pour les récupérer avec des filets tendus sous les fenêtres des premiers quand ils secouent leurs polochons pour en faire tomber la poussière !

avec le 1*: personne ne perd rien, ou personne ne sait combien. On oublie !

avec le 2*: personne ne perd rien, et ceux qui sont mouillés, le sont depuis trop longtemps pour s'en plaindre encore. Là, on archive !

avec le 3
*: personne ne perd rien non plus car c'est comme un bonus de départ ou une prime d'attente pour bons et loyaux services ! Ca, on laisse sous le coude pour plus tard... Pour la rubrique nécrologique.

avec le 4
*: Personne ne perd rien encore une fois; ça permet aux "marronniers" de justifier leurs existences, ça leur fait de la pub à la télé qui leur donne leur prochain ticket de présence à la sortie du plateau; et à la télé, de ne pas avoir à financer des émissions intelligentes... Y a rien de plus dangereux qu'une émission intelligente... Ca peut rendre intelligent des gens (et y en a beaucoup) qu'on peut mieux emberlificoter sans cette "chose" là. De plus, c'est un investissement à fonds perdus. Il serait dommage de ne pas partager équitablement ces "choses" là au lieu de les perdre... Non ?

avec le 5
* Là, il y a tout de même un petit bénéfice, représenté par l'économie réalisée, des efforts que personne n'a envie de faire, pour gérer les impondérables engendrés dans tous les domaines par des gugusses qui se prendraient à vouloir faire pencher les plateaux de balances, dans un sens que les statistiques ne pourraient pas prévoir. C'est qu'ils exploseraient les bureaux de statistiques dans ce cas là...
En plus ça coûterait la peau des F..... pour les remettre à niveau. Les statistiques bien sûr, pas les balances !

avec le 6
* Alors là, alors là, c'est comme à la roulette, c'est toujours celui qu'on joue en haut - " 6 - rouge - Pair - et gagne ! D'autant que de 1 à 5, ceux d'en haut on déjà gagné beaucoup grâce au fait qu'ils n'ont pas perdu - ça compte é.n.o.r.m.é.m.e.n.t ç.a - Après ils vont rafler tout le tapis et en plus ils ne laisseront même pas de pourboire au personnel... J'explique:

Ceux qui campent hors des limites du cercle des écrivains disparus avant d'exister, sont à 99% assassinés à la guillotine par les comités de lectures conjoints et partagés. Ils ont tellement envie d'être invités de l'autre coté, que même s'ils sont raides comme des passe-lacets, ils tomberont d'office dans les filets des éditeurs à C/A (compte d'auteurs).
Ces derniers leur font croire en effet, qu'ils viennent d'entrer dans l'espace où trône la chance de leur vie; ou plutôt qu'ils la leur apportent.

En effet, leurs comités de lectures à eux, est bien mieux constitué que ceux des Grands Editeurs... leurs composants sont plus intelligents, plus cultivés, et de plus ils ont le temps de lire absolument tout. C'est pour cela qu'ils ont sû détecter l'immense talent dont leurs écrits sont imprégnés... Les autres là-haut, ont eu peur de cette évidence, au point de craindre pour la pérénité de leurs auteurs fétiches...
La vraie raison de leur éviction par les comités de lecture des grands éditeurs est évidente... Les comités à eux les E.C.A, sont justement là pour rattraper le coup... Bien sûr, ça durera peut-être un peu, mais ils les imposeront sans nul doute - Croix de bois et croix de fer !

Pour cela évidemment, étant donné les énôôôrrmes frais que représentent la mise au top d'une nouvelle plume de premier rang, ils les solliciteront pour une participation financière... Oh ! Une toute petite ! Juste pour la maquette du livre. Mais le reste, tout le reste, ils s'en chargent ! L'imprimeur - le papier - La couverture - Le dossier de presse - Les salons les plus courus - Les médias spécialisés - Enfin TOÛT... ET TOOÛÛT le reste !
Les nouveaux sévignés n'auront plus qu'à prévenir leurs banquiers et transformer leur sous-sol en studio...! Et voilà, encore un corbaque qui va se mettre à chanter et perdre son calendos !

Eh oui ! Ils feront malheureusement tout pour trouver l'argent nécessaire que leur demandent tous ces pêcheurs habiles à manier l'épervier, même taxer leurs amis ou leurs parents... Ils auront même honte, ou peur de regarder attentivement le contrat qu'ils reçoivent de leur éditeur...
D'ailleurs, le contrat ? N'est-il pas déjà signé par le fondé de pouvoir du grand patron...? Alors que voulez-vous de plus...?

Vous le liriez ce mirobolant contrat vous...? Je vous parie un bol de riz contre un euro en chocolat, que non ! Car, y compris certains qui font métiers de Loi se sont fait arnaquer à ce jeu ! Leurs connaissances ont été mises en berne parce-qu'ils étaient du coté d'eux-mêmes qui était "l'écrivain" ! VOILÂÂ ! C'était simple comme l'oeuf dit: "de Colomb" qui avait d'ailleurs piqué l'astuce à Alexandre le Grand.

Se documenter dites-vous ? Ah oui dâ... Se documenter, oui...! Mais où ? Chez qui ? Ils ne connaissent personne qui grenouille dans ce monde là... Ou alors, c'est le gugusse qui emballe des revues dans des cartons. Internet ? Oui, bon ! Mais beaucoup ne savent pas manier ce monstre qui leur donne des milliers d'adresses alors qu'ils n'en cherchent qu'une.

Les Ministères ? Oui ! Mais les Ministères, c'est l'Etat ! Et l'Etat vous pique les impôts... Et puis, c'est tout des fonctionnaires là-dedans, ils plient leurs crayons à quatre heures de l'après-midi dans une époque de 35 heures alors qu' ils n'en font que 25 ou 28 et demie... Non non non, ils perdont du temps là-dedans. Et puis, à trop chercher, on finit par trouver...
Et pourtant, ces services d'état peuvent leur donner tous les renseignements utiles et nécessaires à leur apprendre à se protéger et même à obtenir des aides et des subventions qui leur permettront d'écrire et de se faire connaîtres. Mais une fois tombées dans les filets des éditeurs C/A - FINI les aides et les subventions et tout le reste !

Subconsciemment, Les "ablettes" devinent la vérité, elles savent ! Elles savent que si elles font ça, c'en sera terminé de leurs rêves de voir leurs 256 pages, reliées entre une belle première de couverture et une dernière avec leur photo et leur nom au-dessus d'un joli petit résumé qui fera craquer tous ceux ou celles qui le prendront, une seule fois, dans leurs mains. Ah, et puis aussi: "il y aura le prix marqué derrière" !

Alors oui...! Oui, elles l'auront ce bouquin de M...! elles l'auront sur leur table de chevet et elles le liront jusqu'à ce qu'elles soient persuadées qu'il a été écrit par quelqu'un d'autre... C'est con, mais c'est comme ça...!

Et c'est malheureusement bien que ce soit ainsi, parce-que c'est le seul moyen pour que les "ablettes" puissent comprendre le "comment on se fait avoir " et risquer après, si elles ont la moëlle, de ne plus tomber dans le panneau en comprenant que l
'apprenti, en toutes choses, doit savoir se taire avant de savoir parler... Après, oui, elles pourront peut-être écrire et, éventuellement être lues !

Ce n'est pas ce dernier fait qui est important, ce qui est important c'est d'être heureux d'avoir pu écrire ce qu'on voulait écrire et d'être satisfait du résultat. Le reste, l'éditeur, l'imprimeur, les salons, le succès.... La "récompense financière" que représente le versement des droits d'auteurs arrivera, SI ELLE DOIT ARRIVER et si on se bat pour ça...

Mais le plat est bien loin de la main qui veut saucer dedans. Mieux vaut d'être le cuisinier dans la cuisine que le quidam qui attent d'être servi... C'est ce qu'ils ont fait les autres, là-haut !


Pour que les ablettes (et les autres, ceux qui ne sont pas concernés) puissent imaginer ce qui reste sur le tapis que raflent les pêcheurs à l'épervier, ce n'est guère complexe, il leur suffit d'imaginer le nombre de gens qui sont dans leur cas dans un pays de 65 millions d'habitants, et de le multiplier par: environ - 3.000 euros (ça peut être moins et souvent bien plus)

Combien donc de manuscrits en France ?

D'après le grand chef lecteur d'une grosse édition qui en parlait le 20 Mars 2005 à 17.00 h, dans un forum du Salon du Livre de Paris - année 2005 - le nombre de manuscrits envoyés est de 9000 - DIX POUR CEN
T SEULEMENT partent à la lecture après le traditionnel "élagage" - Ca laisse donc 900 manuscrits sur le carreau ! en coupant par le champ de mais, et en évaluant à une quinzaine le nombre d'éditeurs qui en reçoivent autant: le nombre d'ablettes de 13,5cm (à la taille légale) disponible pour la friture est de: 13.500 - Ca se traduit par - 40.500.000,00 euros potentiels, qui se retrouvent dans la file d'attente qui les amèneront dans les caisses du temple des éditeurs C/A - soit: 265.662.585,00 Francs d'avant l'Euro - Ca exprime l'ablette au prix de 222,22222 Euros au cm soit 1.457,68 Francs d'avant l'Euro... Une paille non ?

Tout dépend donc du nombre d'ablettes et de l'éditeur à compte d'auteur qui la pêche... Et encore, je ne compte pas tous les frais que paieront les pauvres petits poissons, qui devront faire le boulot de l'éditeur pour que leurs bouquins se vendent !

à savoir:
téléphone - courriers - déplacements sur expos, salons etc. Les démarches pour les canards et autres médias, la fatigue, les désillusions, les engueulades avec bobonne ou le mâle de service, enfin: tout ce qu'ils ne feront pas, et qu'ils auraient pu faire sans tout ce diable et son train.

Mais, le plus fort est encore à venir pour l'ablette... Eh oui ! car il lui faudra jouer l'auteur-orchestre en remplissant aussi le rôle d'attaché de presse. Celui, ou celle de l'éditeur C/A n'étant là que pour jouer celui d'homme sandwich pour la galerie. Les ablettes devront - ACHETER LES BOUQUINS A LEUR PROPRE EDITEUR" - AVANT DE POUVOIR LES METTRE EN DEPÔT DANS DES LIBRAIRIES QUI, peut-être, et difficilement, VOUDRONT les accepter... (car elles n'aiment pas ça les bougres, les éditeurs en C/A) QUAND A LES VENDRE, C'EST UNE AUTRE HISTOIRE DONT L'EDITEUR C/A N'A STRICTEMENT RIEN A CIRER, SI L'ACHETEUR POTENTIEL - PROFESSIONNEL OU PRIVE - NE VIENT PAS ACHETER DIRECTEMENT CHEZ LUI OU NE PAYE PAS D'AVANCE, AVANT QU'IL NE S'ECOULE QUINZE JOURS OU TROIS SEMAINES (et encore, là, je suis hyper-soft) POUR L'ENVOYER. EH OUI, C'EST AINSI ! Alors que fait-il des 3.000 Euros de toutes ces ablettes ? J'ai quelques idées là-dessus que je ne sors pas d'un chapeau, mais nous les mettrons sur le gril un peu plus loin, parce-qu'au point où l'on est, Y A PLUS LE FEU !

D'où tiens-je tout ça ? Vous êtes bien curieux vous... Et bien voilà, c'est mon concierge, qui, l'autre jour, en rentrant les poubelles, s'est arrêté pour me confier que: etc... etc...! Voilà, pour ici, c'est fini, dans les autres pages, nous allons passer aux choses sérieuses !

 

Règles d'utilisation du site | Espace Observations & Communication  ©2005 Michel-Louis LEONARD