Michel-Louis LEONARD et ses " gouttes d'encre"

Michel-Louis LEONARD

Qui c'est ?

La "drôle de guerre" de 1940 agonisait; une jeune Italienne dût se replier précipitamment avec son fils, de Mâcon à Joigny, dans l'Yonne, chez sa soeur, émigrée de longue date avec son mari. C'est là que la retrouve en Juin 1945, son mari, in-extremis extrait par les Américains d'un camp de prisonniers pour cabochards multi-récidivistes des évasions en Allemagne. C'est là donc, que naquit l'auteur, prévu Verseau !

Verseau oui ! Mais quelque-part, en Olympe, un dieu rigolo et facétieux, décréte que le cours de sa vie ne doit pas couler comme "un long fleuve tranquille" et lui fait cadeau au dernier moment, de l'étiquette "Sagittaire" !

Un autre dieu, pas rigolo du tout, mais jaloux d'on ne sait quoi, un scientifique probablement, décide du mois et du jour... Il lui offre celui que choisit le "Vol 19", pour disparaître 60 ans corps et bien dans le "Triangle des Bermudes" - Celui que choisit aussi, et pourquoi pas après tout le "Super Constellation" pour décoller des Etats Unis et faire sa première traversée de l'atlantique - Celui que choisit aussi MOZART pour tirer sa révérence à la vie.

Ce jour là, aucune couveuse n'était prévue à 50 km à la ronde pour le Sagittaire clandestin... qui n'avait donc d'autre choix que celui d'exister avec ce qu'il n'avait pas, ou d'aller faire la huitième erreur dans le jeu qui n'en avait que sept. Oui, mais c'était trop simple...!

Un troisième dieu, Jésuite celui là à n'en pas douter, veillait devant sa balance et décida de faire une farce à quelqu'un - à qui ? - Ca, on le saura bien un jour - décidant de protéger ce coquelucheux chétif et prématuré... Il émut un officier Américain d'une base aérienne secondaire voisine qui passait par là, qui se débrouilla pour le faire emporter, discrètement mais bien emmitouflé dans un blouson d'aviateur, en haute altitude dans un avion de chasse. Et le chétif survécut !

Beaucoup d'avions tournoyaient autour d'un si petit bonhomme, et un certain nombre lui était encore réservés dans son futur... En attendant, la littérature et l'Histoire le passionnent; il écrit "pour le plaisir de le faire"; sur tout ou à peu près... Il aime aussi se dépenser, pratique le saut à la perche à l'AJA d'Auxerre; il apprend aussi à piloter. Sa mère est Capitaine des équipes secouristes du département ? Il devient naturellement Secouriste de la Protection Civile et fait connaissance de la détresse des victimes de tous ordres. Cette passion de l'effort, son goût du risque et sa confrontation aux réalités humaines ne cessèrent d'attiser et exacerber les rivalités internes de ses multiples facettes ce qui pimentera, parfois sérieusement, certains épisodes de sa vie et l’entraînèrent souvent à plonger dans l’aventure avec un grand « A »

Breveté pilote à 17 ans il cherche aussitôt à s'engager dans l'ALAT. Là, il rate la marche ! Une fois, mais une de trop avant ça, il avait "cueilli quelques marguerites" sous les yeux d'un aréopage qu'il n'avait pas apperçu avant et qui ne s'attendait pas du tout à ce qu'un Rallye MS fasse un tonneau et quelqu'autres petits exercices du genre, juste devant son nez. Il est vrai que l'avion n'était pas vraiment prévu pour ça. Le problème fut réglé brutalement, à son retour au terrain, par le commandant de l'aéro-club qui voulut en prime lui faire supprimer sa licence à vie. Mais son mentor qui se sentait un peu responsable de son excentricité bloqua l'incident, qui serait passé à la trappe si le commandant, vexé de se voir privé de son autorité, ne s'était mué en cafteur en établissant un rapport discret sur l'incident. Lequel rapport ui arriva sur le bureau du colonel commandant l'école de pilotage de Dax quelques jours après l'élève... Cassé le jouet , adieu l'espoir ! Il fut ramené à la gare avec son dossier sous le bras (Oui à l'époque c'était courant, le jeune homme était chargé de le rapporter lui-même au commandant de garnison de son secteur) et un billet de retour.

Décu et mortifié, M-L L tournait en rond au sens propre comme au sens figuré... Arrivé en gare de Dijon, il laissa passer trois correspondances sans même les voir - ses convictions personnelles aidant, il croyait dur comme fer au "Drapeau", à la "Patrie"... Sa fierté, voire son orgueil étaient mis à mal. Aussi, à l'idée de se retrouver à la case départ - la petite ville de JOIGNY... Non ! Pas ça !

Il dû crier assez fort, car dans la salle des pas perdus, se trouvait, comme par hasard, un bureau d'engagement de la légion et des troupes Coloniales. L'adjudant de service, un "marsouin", équipé de superbes bachantes sous un regard de faucon, avait repéré sa victime aux cheveux rasés. Il l'aborda tel un grand frère, et n'eût aucun mal à lui faire raconter sa vie d'abord, et de son sac... son dossier militaire dans lequel dormaient sans qu'il le sache, son autorisation paternelle d'engagement sans précision d'arme, (à l'époque, on n'était majeur qu'à 21 ans... ) et son Brevet Prémilitaire de Para - L'adjudant eût donc tôt fait de lui faire comprendre qu'il pouvait ne pas rentrer chez lui comme un coq déplumé. M.L.L ne compta plus ses regrets et s’engagea pour cinq ans dans les Parachutistes, recevant en échange un billet de train pour le 1er RPIMa de Bayonne... "Per commença ! " dit-on là-bas !

L'expérience réussit; elle en fit un homme fidèle à la fraternité et au respect des engagements (un peu trop même) . Outre ses propres acquits, il recueillit et garda en mémoire les récits des conflits des deux derniers tiers du XX ème siècle et les confidences que lui firent ses anciens de tous grades et conditions qu’il côtoya. Bien plus tard, ingénieur Autodidacte, polyvalent, jamais satisfait, à l'étroit sur le seul sol de France, il exercera dans le cadre des Grands Projets de Construction Internationaux.

Les voyages de sa vie : Afrique, Maghreb, Arabie, États-Unis, République Populaire de Chine et Europe de l’Est, imprègnent son esprit et étanchent son insatiable curiosité et le besoin de connaissance des gens, de leurs traditions et de leurs modes de vie; des acquis ineffaçables de son Esprit. Il sait dans ses écrits en exprimer les images, et en renouveler la vie, en parfums et couleurs authentiques. Poète, penseur, écrivain et humaniste par goût, il a gardé de l’Italie de sa mère, un amour sincère de la musique, "une voix de Baryton" remarquée et le sang chaud.

Les sujets qu’il aborde dans ses écrits, les styles qu’il crée, ne dévient pas d’une rectitude aux bords acérés qui posent les questions, auxquelles peu de ceux qui le pourraient, osent répondre sans détours, et souvent, se taisent. De fait, il écrit volontairement hors des sentiers battus, aux commandes d’un « fantastique/fiction » souvent surprenant, dans lequel se construisent et se mélangent dans le temps et l’espace, des situations intégrées des réalités démaquillées du monde de l’homme et de ses peurs qu’il renie la plupart du temps, et de ses bonheurs qu’il joue et perd souvent, au jeu de « qui perd gagne.»


- Ses six réponses à six questions majeures -

La vie ? "J'ai mis un certain temps pour acquérir une certaine notion du temps - Longtemps j'ai cru maîtriser le temps, j'étais condescendant - Puis j'ai couru après le temps... J'étais présomptueux - Mais j'appris qu'on ne rattrape pas plus le temps qu'on attrape le vent, je suis devenu circonspect - A présent je respecte le temps et depuis, il m'accompagne...!

" Copyright(c)M-L LEONARD 2005"

L'esprit ? C'est l'élément humain que l'homme vénère le plus, à condition de s'en imaginer plus nanti que tous ses semblables !

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La terre ? C'est notre mère, et pourtant nous passons notre vie à prier le ciel - Nous en vivons, et pourtant nous la torturons !

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L'expression ? J'ouvre un oeil, et déjà je parle !

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Le ciel ? J'aime ce qu'a dit Eddy Murphy: "Je ris de tout, sauf de Dieu, par respect. Mais je crois que j'ai tort: Il doit avoir de l'humour" ! Parce-que, si dieu existait, il ne pourrait avoir créé l'homme que pour rire enfin de quelque-chose !

Pas de copyright pour la phrase en "bleu"!

La mémoire ? "Une fortune se gagne... La mémoire aussi !
Une fortune se gère... La mémoire aussi !
Une fortune se transmet... La mémoire aussi !
Une fortune se perd... La mémoire aussi !
Une fortune ça se retrouve... La mémoire jamais !"

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